passage forcé, j'étais obligée, j'pouvais plus tenir

Un soir d'été, sympa comme tout. T'es avec tes amis, tu profites du soleil couchant, de la chaleur, de leur présence. Les moments de paix aussi intenses sont tellement rares que tu vis l'instant présent comme jamais encore. Posés en bord de fleuve, vous prenez un petit apéro histoire de. Le but de la chose n'est pas de se bourrer la gueule pour rouler au sol mais juste de célébrer le bonheur. Forcément, vous êtes un peu pompette un peu mais ça va, on entre potes et entre potes tout va toujours bien. T'as la tête qui te tourne un peu et puis t'as fumé un peu. Non t'es pas défoncée, t'es heureuse.
Ensemble, vous vous dirigez chez un bon ami à toi, tu le connais depuis six mois, ce gars là c'est une crème, un peu chiant sur les bords mais tellement adorable. T'arrives, tu le salues, il te colle un peu, c'est vrai qu'il était un peu sur toi mais bon, ça reste tranquille, il te parle juste de trop prêt. Il court à droite à gauche, s'occupe comme il peut de toi mais y'a un monde.... Cool, tu rencontres quelqu'un d'autre et quelqu'un d'autre; les gens sont vraiment adorables ici. T'es en totale forme, alors tu danses, tu danses et t'es tellement bien. Il danse avec toi, ça se voit tellement qu'il te veut et tu en joues tellement, il savoure sa torture, ça se voit.
Et puis il arrive. Un pote de pote, tu le connais vaguement. Il est discret et puis distrait. Vous commencez à danser ensemble, rires sur rires, il est pas mal au final. Tu l'aimes bien ! Il te fait boire mais tu sens que tu vas bientôt plus en pouvoir, encore consciente de tes actes, tu refuses. Le monde commence à bouger trop vite et surtout tu commences à fatiguer, il est tout de même 5h, tu bouges depuis 23h environ, alors tu demandes à ce cher hôte s'il ne pourrait pas te prêter une chambre. Il accepte et avec un regard digne du plus vieux vicieux mais tellement attirant à la fois, il te propose de t'accompagner, tu rigoles et lui promets une prochaine fois. Il rit avec toi et accepte, il a bien compris, pas ce soir. Il t'accompagne tout de même dans la chambre, te fais de la place dans le lit et te borde. Il t'embrasse sur le front pour te dire bonne nuit et sort. Tu t'endors.
Le soleil est levé, lentement tes yeux s'ouvrent et tu sens comme une présence derrière toi, tu dors encore un peu ou t'es déjà réveillée ? Merde, c'est la vérité. Tu sens quelque chose entre tes fesses. C'est un pénis en érection. Un gars passe son pénis dans ta culotte, entre tes fesses. C'est sale, malsain, répugnant, tu bouillonnes ! Depuis quand ça dure cette merde qu'est-ce qu'il se passe ?? Tu te retournes sans crier gare, attrape le pénis dans ta main droite et le broie de toutes tes forces en fixant la putain d'enflure qui joue avec ton corps.
Et cette putain d'enflure c'est le mec d'hier, le petit discret là. Tu cherches un couteau ou n'importe quoi de contendant, rien ne tombe sous ta main. Tu vas quand même lui faire regretter d'avoir osé te tripoter ce connard. Depuis quand ça dure tes conneries, là ? "A peu près une heure, tu dormais, je t'ai trouvé tellement belle. Mais tu m'as dit d'aller me faire foutre, enfin c'est ce que j'ai compris. Mais j'avais tellement envie de toi, j'ai pas pu m'en empêcher... J't'en supplie, m'en veux pas, c'est humain, j'suis humain, j'suis pas parfait. J'ai fait une erreur, j'aurais pas du, je suis désolé" Et tu crois que c'est avec un putain de "désolé" que j'vais te laisser filer sale pourriture ? Ca fait une heure que tu me touches sans mon consentement, j'appelle les flics, tu passes en taule et tu penses même plus à m'approcher à moins de 100m. T'as tellement la haine, tu le frappes. T'es au dessus de lui, il débande pas au contraire, ça t'énerve, tu commences à lui frapper les parties, tu vois sur son visage qu'il souffre, ça te satisfait, tu t'arrêtes pas de lui frapper les parties, il se recroqueville. Tu sautes du lit, enfile tes chaussures et le rue de coups de pieds encore et encore, souffre salaud.
Tu te sens presque vengée, mais tellement immonde à présent. "J'veux même plus que tu me regardes sale porc, j'veux même plus que tu te dises que j'existe. Si jamais l'envie te prends de recommencer avec moi ou n'importe quelle autre fille et que je l'apprends, j'te le dis d'ici, t'es fini." Pleine de haine de rage et de sanglots, tu pars. Tu parcours la maison, toutes les pièces pour trouver ton bon ami. Il dort par terre assis la tête entre ses genoux relevés. Tu dis son nom, il se réveille d'un coup, tu sautes dans ses bras et il te serre. Il ne comprend pas, mais il est là. Tu l'aimes, mais il ne le saura pas maintenant. Tu lui dis merci, il faut que tu rentres. C'était une soirée géniale. Merci pour tout. Tu l'embrasses. Et tu pars.
Tu rentres chez toi et pleures à n'en plus finir, tu descends à la pharmacie, prendre une pilule du lendemain et du savon pour hygiène intime. Tu remontes te laver 4 fois de suite. Tu laves ta culotte à la main, tu frottes tellement que tu la troues, elle part à la poubelle.
Plus de souvenirs matériels de cette nuit.
C'était une fête triste.