Et le temps semble suspendu, les voitures arrêtent de passer, les humains arrêtent de respirer. Le ciel est d'une couleur intemporelle, un gris presque blanc. La terre d'un blanc pure, presque gris, qui ce confondrait avec le ciel. Les repères sont brouillés, le soleil est perdu : je viens de me lever quelle heure est-il ?
Le temps n'est plus alors on prend le temps de vivre sans mesure le temps que le temps reprenne son cours. Et puis le ciel se dégage, le soleil se couche. On atteint le sentiment d'éternité ou du moins on voudrait que ce moment soit éternel ; le ciel partagé entre le bleu, le rose s'oppose à la terre toujours blanche, pure, presque grise comme le temps qui passe. L'espace de quelques minutes on n'existe plus, puis le rose disparait. Puis le bleu s'assombrit. Puis le bleu devient noir. Tout espoir semble éteint. Jusqu'à ce que la lune paraisse, blanche, belle, ronde. Jusqu'à ce qu'elle réfléchisse cette terre blanche, pure, presque grise. Et l'éternité suit son cours.