On dit que chaque problème a sa solution. Mais que faire quand le problème est lui-même la solution ? Une vie heureuse ne veut pas forcément dire que les personnes, actrices de cette vie sont heureuses. Il suffit d'un rien pour basculer, en une fraction de seconde une personne heureuse peut devenir sinistre, fade; elle peut mourir spirituellement. Il n'y a aucune "cause type" de cette fin en soit humaine. L'homme en lui-même est un paradoxe de par son comportement, il peut être la cause de la chute. Une crise de personnalité et soudain on ne sait plus qui on est. Même si on regarde ce que l'on a construit à notre image pendant des heures et des heures, on ne se reconnaît pas. L'existence ne tient qu'à un fil pour quiconque, on n'existe que parce que l'on veut exister, sinon on se laisse mourir jusqu'à plus possible. Le sentiment de satiété prend que place telle que l'on en a marre de vivre, d'essayer, de s'améliorer en vain. Toutes les mains possibles et inimaginables sont tendues comme autant de pentes savonneuses : quand on ne voit qu'une pente d'où glisser il s'agit en fait d'une échelle des plus fiables vers une sorte de rédemption. Et alors, le duel n'est plus qu'intérieur : moi contre moi-même, le Bien contre le Mal ; un peu comme tous ses films. Il n'incombe qu'à nous des choix que nous faisons, bons ou mauvais, pour nous apprendre la vie. Les adjuvants seront sans doute nombreux et nombre seront ceux qui abandonneront la brebis égarée qui refuse de s'améliorer ; ils renonceront inlassablement, mais la mort ne s'ensuivra pas. La brebis restera à brouter les orties quand au gré de quelques efforts elle pourrait avoir de la nourriture de premier choix. La brebis restera là, la brebis restera là et ne pourra que se désespérer de cette merde qu'elle a accomplie.
L'expression des sentiments est quelque chose d'ardu pour certains et très simple pour d'autres. Même cachée sous des milliards d'artifices, la parole existe pourtant. Parfois elle est, c'est vrai, indéchiffrable par l'émetteur comme par le récepteur : les mots sont parfois confus. Les images disposées sur un mur sont parfois plus révélatrices des souhaits et peurs plus qu'autres choses, tout est dans la suggestion. L'auteur est l'aveugle qui cache ses yeux au monde ou alors qui cache le monde à ses yeux ? Tout est une question de suggestion ou peut-être de compréhension. La compréhension intérieure semble être un bel objectif que tout homme atteindrait… Dommage que cet objectif est impossible.
Je vis dans la mort massacre de porc je vis dans la guerre je n'aime pas mon père je vis dans l'suicide le mondée est une ruine je mange de la viande le monde est violent je vis dans la peur le noir les horreurs je ne sais pas vivre et je saute dans le vide je n'connais pas l'amour car le monde est trop lourd j'suis mal dans ma peau car le monde est pas beau j'suis mal dans la vie car le monde est une tuerie et je pense au massacre que personne ne condamne je pense à la mort que tout le monde ignore mes testicules sont froides et ma tête est une boite regarde mes excréments la course aux armements je suis bissexuel le monde est cruel par le bien et le mal le monde est brutal, j'encule France par esprit de vengeance j'ai des désirs morbides et j'aime les crimes dans un fait divers un type mange sa merde ma conscience est hantée de fillettes brûlées j'm'adresse à vous vous n'êtes que des chiens mous il faut vous réveiller ou bien continuer à vous massacrer avec brutalité et avec lâcheté je me suis masturbé nous sommes égoïstes et bientôt fascistes dans ce monde purulent c'est l'échec permanent.
Le noir les horreurs Bérurier noir traduction urbaine du vrai tragique