Cataclysme métaphysique. Apocalypse dramatique.

Ecrire pour s'exprimer, écrire pour dire l'indicible. Irradier ses peines, purger son coeur, vider son esprit. Communiquer avec l'autre tout en s'enfermant dans sa bulle à l'aide de sa plume, de son stylo à bille, à plume, son crayon, sa craie. Tous les moyens sont bons, toutes les opportunités sont à prendre. Il n'y a aucune contraintes. C'est une liberté jouissive et sans limites mises à part les barrières de l'âme. Un ticket pour le bonheur, l'expression de son Enfer. Une petite voix qui murmure un long cours de mots à l'oreille. Un besoin de crier sa rage, son désespoir, son mépris exprimé par le plus insignifiant -soit-il- signe de ponctuation. Une déception mal-placée surmontée d'un besoin de s'exprimer, quoi de mieux pour nous pousser vers ce délicieux vice. Un plaisir coupable mais à la fois si pieu, si agréable qu'on ne peut s'en passer. On a juré de s'arrêter, oui, une dernière ligne et c'est bon ! Mais la douleur nous ronge encore, on ressent de nouveau ce vide et on continue de le combler. Tant que la main s'agite frénétiquement, l'esprit fait barrage contre les idées noires. Un besoin de calme, de vacances arrive. Oui, ça ferait pas de mal quelques vacances. Il faut se détendre, oublier les tracas quotidiens pour lâcher du leste. Garder le sourire, aller bien, il le faut, c'est vraiment important : ma place au Grand Théâtre en dépend ! Je plante mon opinion : on n'a besoin de rien tant que l'on a confiance. Oui, surement, mais pas nécessairement, n'est-ce pas. "Ris & tout le monde rira avec toi. Pleurs & tu pleureras en solitaire" . Ou comment ruiner une vie pour les autres. Mais on vie pour les autres, à travers soi, c'est les autres que l'on voit. Sans eux on ne vaut plus rien. C'est là qu'intervient l'écriture, écrire c'est parler de soi sans rendre les autres intéressants, on vit pour ce qu'on écrit, pas pour ce qu'on nous lit. Un côté plaisant sommes toutes narcissique mais tellement agréable ! On n'oublie pas pour autant le monde parce que dans ces moments de folle passion ; le monde nous appartient, le monde c'est nous.